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Compte rendu d'Olivia - Transju'trail

Publié le par Nicolas CERISIER

Depuis l’année dernière, avec un petit groupe de coureurs du boulot nous nous organisons un week-end trail. Fin de l’année, le choix pour 2016 est arrêté, ce sera la transju’trail. J’ai déjà fait le 36km il y a deux ans et je veux monter un peu en distance, je m’inscris donc sur le 72km et 3200D+. Il ne reste plus qu’à s’entrainer ! Consciente de mon niveau et de mes lacunes, je me dis que pour faire au mieux sur cette distance nouvelle pour moi, il me faut un entrainement un peu plus construit et suivi que les simples conseils d’amis coureurs (néanmoins avisés) ou les plans tout fait des revues. Après une recherche sur internet, l’approche de Nicolas semble me convenir et un premier échange confirme cette impression.

Après quatre mois d’entrainement, avec des hauts et des bas naturellement, je me retrouve dans un bus à 4h du matin pour rejoindre le départ à Mouthe. Une semaine qu’il pleut, le terrain va être particulièrement boueux et des averses sont attendues.

5h30 départ, comment ne pas penser au fait que je suis partie pour environ 12h de course ! Il faut que j’arrête de cogiter, que je cours tout simplement, je suis prête, Nicolas me l’a dit, il n’y a pas de raison que ça ne passe pas. La première difficulté arrive vite, les escaliers du tremplin de saut à ski. Finalement, ça passe bien, c’est comme sur l’autoroute, circulation en accordéon, les arrêts permettent de récupérer. Arrivée au premier ravito et première averse bien drue et froide. J’accuse presque 20’ de retard sur mes prévisions. Je ne traine pas, je charge la poche à eau et repars en pestant contre cette boue qui me fait reculer à chaque pas. Il ne pleut plus, je me force à regarder autour de moi, les paysages sont magnifiques, il faut que je profite et que j’arrive à oublier le chrono. Second ravito, le retard s’accumule et les barrières horaires deviennent un gros problème qui ne va pas me lâcher pendant de longues heures.

Les 36 premiers kilomètres qui étaient assez roulants devaient être courus en 5h, ils le seront en pratiquement 5h30. Pendant un instant je me dis autant arrêter là que de se faire mettre hors course à la dernière barrière horaire. Mais non, je repense à mes séances au petit matin à la frontale et sous la pluie, aux encouragements de mon mari et de Nicolas, je n’ai pas fait tout ça pour rien. Ravito express et j’attaque une longue montée vers le prochain, il pleut à nouveau, mais pas trop, je ne prends même plus le temps de sortir la veste, les secondes sont trop précieuses, je suis en mode automatique. Les montées sont longues, les descentes glissantes, impossible de dérouler et de gagner du temps, en plus le terrain a maintenant été labouré par plus de 2000 coureurs engagés sur les autres distances. Avant dernier ravito avant la dernière barrière horaire, j’ai rattrapé un peu, mais ça reste chaud. Au fur et à mesure, j’abandonne des compagnons de fortune ou d’infortune qui ne finiront pas. Enfin, les Dappes, 56ème km, la dernière barrière horaire, j’ai 15’ d’avance, je sais maintenant que je vais finir. Reste plus qu’à monter la Dôle, dernière grosse difficulté mais point de vue magnifique sur le lac de Genève baigné par le soleil (moi, je suis sous l’orage), et c’est finalement de la descendre qui fut le plus difficile, quelques bonnes glissades ont fini de me te tapisser de boue. Enfin les dix derniers kilomètres, roulants, sont effectués sans grande difficulté et je constate donc que j’en ai encore sous le pied !

Au final, 13 heures de course, soit une heure de plus que prévue. Mais l’objectif était de finir et dans de bonnes conditions, ce qui était clairement le cas. Bref un grand merci à Nicolas, qui m’a permis de de me préparer et de relever ce défi et je suis déjà à la recherche de mon prochain.

Compte rendu d'Olivia - Transju'trail

Olivia, "finisher" de la Transju'trail 72!!

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