Compte-rendu marathon du Mont-Blanc 2016 - par Lionel

Publié le par Nicolas CERISIER

A peine rentré des montagnes de Chamonix et le rythme reprend comme si rien ne s’était passé… et pourtant j’ai envie de rester la tête dans les nuages du Col des Posettes et de refaire le film du Marathon du Mont Blanc 2016.
5 mois de préparation Parisienne à balancer entre les marches de Montmartre sous la pluie fine, la découverte des 25 Bosses de Fontainebleau et quelques courses de préparation. Un programme bien ficelé par Nicolas et suivi (presque) à la lettre !
A la maison ça coince parfois avec les exigences du coureur (cette aventure est une épreuve collective !!!) mais le soutien est là, c’est l’essentiel !
Ce dernier dimanche de Juin je me sens prêt, avec un mélange d’excitation et d’appréhension ! Même si je me sens prêt, je sais que ça va être long, monter raide, vais-je tenir ? et si j’ai mal ? et si je cale ? que vais-je penser de moi ? que vont penser les autres ? et si …. et si… trop de questions je tente de rester concentré sur le plaisir et de positiver en pensant à mes jambes qui répondent bien depuis plusieurs semaines. Le petit rhume de dernière minute ne peut quand même pas tout gâcher, au contraire il galvanise!
On est trois bons copains à partir de l’église de Chamonix sur le passage mythique de l’UTMB, c’est roulant, on se sent bien et forts et pourtant dès le départ nous sommes placés trop en queue de peloton, on va vite le payer…
J’enchaine en tête et tire les gars jusqu’à Vallorcine au pied des Posettes, 17km plutôt faciles.
Mauvaise gestion du ravito (trop long de peur d’être à cours de carburant) et on se retrouve au milieu d’un peloton qui stagne, lenteur d’un accordéon qui énerve…J’arrive plutôt bien au sommet malgré les 1000D+ d’une traite et déjà presque 3 heures de course. Pour nous accueillir un vent léger, du brouillard compact et des névés, on est bien dans une ambiance montagne tout ce que j’étais venu chercher !
La descente est technique et surtout très grasse avec la pluie des derniers jours. Les souches et les pierres sont couvertes de boue, je suis lent et la chute arrive. Le short déchiré et la blessure, même superficielle, suffisent à me faire prendre un rythme prudent.
La fatigue se fait sentir et le célèbre coup de mou du 30eme dure une éternité, surtout que nous sommes dans la montée vers la Flégere… interminable et difficile ! On prend 30mn sur notre plan de course c’est le décrochage, la ligne d’arrivée approche quand même et de toute façon y a pas moyen d’accélérer !
Il reste 8km et l’excitation du finish nous donne des ailes, on reprend du peps à l’idée de terminer à trois, ensemble et au sprint !
Une grande fierté se dégage naturellement à l’arrivée, on repense à ce challenge et aux heures d’entrainement qui ont payé. On est rincés mais pas détruits, sans gros pépins et tellement contents d’être allés au bout à trois.
On aurait pu mieux gérer plein de moments-clés, les ravitos, le placement dans le peloton, etc… mais cela viendra avec l’expérience des courses que nous avons programmées. Car malgré la souffrance et les sacrifices, l’envie de revenir l’an prochain est déjà là, pourvu qu’elle ne me quitte pas !

Compte-rendu marathon du Mont-Blanc 2016 - par Lionel

Finishers... et fiers de l'être!!

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