Choisir et tester son équipement

Publié le par Nicolas CERISIER

 

L’habit ne fait pas le moine, non. Mais l’équipement fait le marathonien ! Si courir avec un équipement adéquat ne vous fera pas gagner de temps, au moins il vous évitera d’en perdre inutilement ! Chaussures, textiles et accessoires ont énormément évolué ces dernières années. Ne soyons pas dupes, de nombreuses nouveautés n’ont pour but que d’alimenter un marketing agressif. Mais globalement, le marathonien a à sa portée un large panel d’équipement de qualité avec l’inconvénient que cela implique : l’embarras du choix.

Les chaussures tout d’abord. Trouver running à son pied n’est pas toujours aisé tant les modèles sont nombreux. Sur marathon, il conviendra de privilégier l’amorti tant à l’entrainement qu’en compétition, exception faite des coureurs rapides qui trouveront un intérêt à opter pour le dynamisme. Du pronateur (usure sur la partie intérieure de la semelle ; 45% des coureurs) au supinateur (usure sur la partie extérieure ; 5%) en passant par l’universel (usure sur la partie centrale ; 50%), chaque type de foulée trouvera son modèle. Pour les novices ne sachant dans quelle catégorie se ranger, mieux vaut faire appel à un professionnel.

Question équipement, il sera nécessaire de faire preuve de bon sens afin de s’adapter aux conditions environnementales. En cas de chaleur, partez léger et protégez-vous la tête : casquette, lunettes (si vous les supportez), tee-shirt respirant léger et éventuellement sac d’hydratation. Avec la sueur, une attention particulière sera apportée aux zones de frottement. Au niveau des pieds, il est primordial d’avoir de bonnes chaussettes (les coureurs ayant les pieds fragiles peuvent également les tanner en amont). Au niveau des cuisses, il est conseillé de privilégier un short collant. Au passage, n’hésitez pas à appliquer de la crème anti-frottement à l’entrejambe et aux aisselles. Pour ces dernières, les tee-shirts seront plus adéquats que les débardeurs. Enfin, ne gâchez pas tout pour des irritations aux tétons (si si je vous assure !). Un pansement à titre préventif peut vous éviter bien des déboires.

En cas de pluie et/ou de froid, protégez-vous d’un poncho dont vous vous débarrasserez au moment du départ. Une technique moins onéreuse mais qui a fait ses preuves consiste à se parer d’un sac poubelle (n’oubliez pas d’y faire une ouverture pour passer la tête). Une fois la course engagée, pensez que vous allez vite vous réchauffer d’une part, et que la température devrait augmenter en cours de matinée d’autre part. Si malgré tout le temps venait à être trop froid ou pluvieux, protégez les extrémités (gants, bonnet) et courez avec un tee-shirt manches longues (évitez le coupe-vent, vous aurez rapidement trop chaud).

Quelle que soit l’option choisie, tout équipement devra être testé en conditions réelles auparavant. Ce point est particulièrement important pour les chaussures. Trop usées, elles seront une potentielle source de blessures. En revanche trop neuves, elles risquent de provoquer de gênantes ampoules !

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