Récit trail du vulcain 2014

Publié le par Nicolas CERISIER

Le trail de Vulcain (80 kms) était mon premier objectif de la saison. La préparation s’était bien déroulée et, chose rare, tous les voyants étaient au vert. Je me devais donc de faire une bonne performance : objectif top 5, dans lequel j’étais rentré l’année dernière !

Je pars prudemment et, comme à mon habitude, la première heure fût difficile : tout le monde part toujours trop vite et joue des coudes dès les premiers singles. Mais rapidement certains concurrents s’essoufflent, je double, la motivation revient. Alors quand ce moment d’euphorie coïncide avec le lever du jour sur la chaine des puys, quoi de plus magnifique ?

J’en garde sous la semelle jusqu’à l’ascension du Puy-de-dôme. Je me sens en super forme, double encore et arrive même à relancer sur les moindres replats (il faut pourtant les chercher sur le puy-de-dôme). J’atteins le sommet en 10ème position.

Mais derrière le plus dur reste à venir : un tronçon assez rapide avec quelques montées, mais où on ne peut se permettre de marcher trop. Tronçon que je négocie bien, ayant en tête les difficultés éprouvées l’an passé.

Puis vient le grand tournant de cette course. Je vais réitérer mes exploits de la Guadeloupe, pour lesquels je me suis désormais fait une spécialité : suivre un faux balisage !! Car quand on se perd, on fait demi-tour : logique. Mais quand on suit le mauvais balisage, il peut s’en passer du temps avant de percuter ! C’est ce qui m’est arrivé au 57ème km : alors qu’on vient de m’annoncer 6ème, je rate une intersection. Des VTTistes m’indiquent une direction en me précisant que je vais trouver un balisage à 50m. Et ce fut le cas. Fier de m’être retrouvé en si peu de temps, je repars bille en tête. « Tiens c’est joli par ici » me dis-je. J’aurai du ajouter « de jour ». Parcequ’en réalité je reprenais le parcours où nous étions passé au petit matin avec les frontales. Ce n’est que dans la côte de la Louchadière que je m’aperçois de cette mauvaise farce. Parceque des côtes comme ça, il ne doit pas y en avoir 50 dans le coin ! Je double le serre-fil du marathon, celui-ci me confirmant que j’ai dû rater une intersection. Perdu pour perdu je continue ma boucle et surtout je relativise : je ne suis pas blessé, le paysage est magnifique et pour ne rien gâcher, il fait grand soleil.

La suite est plus cocasse encore : pendant plusieurs minutes, 2 commissaires vont tenter de me réorienter sur le parcours, n’étant d’accord ni sur le chemin, ni sur les noms des lieux. Très forts ces types, ils m’ont un peu fait le remake de Raymond Devos (A Caen les vacances) : « Pour Caen, quelle heure? » « Pour où ? » « Pour Caen ! » « Comment voulez-vous que je vous dise quand, si je ne sais pas où ? »… « Excusez-moi, fis-je, je vais devoir y aller, je trouverais bien mon chemin », tout en enclenchant la fonction navigation de ma montre GPS.

Je finis par me retrouver ayant perdu très exactement 57 min. Plusieurs solutions s’offrent à moi : finir en solo sachant que ma course est terminée, une place de plus ou de moins… ou attendre des copains et finir avec eux. J’opte pour cette 2ème option en me goinfrant au ravito le plus proche (succulents ces morceaux de cantal !). Au bout de 10/15 min, je retrouve Eric et Cédric.

Récit trail du vulcain 2014

Et là commencera finalement le moment marquant de cette journée : ma deuxième course. Une course d’équipe. Une course avec des potes d’entrainement. Voilà pour le côté affectif. Côté mental, c’est dur ! Eux sont dans leur finish, classés dans les 30, performance très honorable. Moi mon objectif est raté, je viens de me goinfrer au ravito et j’ai du mal à repartir ! Je ne suis pas plus à la fête qu’eux. Du coup on se soutient. Ce fût véritablement 17 kms intenses d’émotions et d’efforts! Main dans la main, nous terminons 33, 34 et 35ème.

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