Récit trail du Miosson

Publié le par Nicolas CERISIER

En pleine préparation du Vulcain, le trail du Miosson devait me servir de course test. Après une grosse entorse de la cheville à l’automne et pas moins de 3 maladies virales depuis décembre, j’étais un peu (beaucoup ?) dans l’incertitude, d’autant plus que lors du dernier entrainement club, j’étais « dans le dur ».

Au coup de feu, je pars assez vite, me rendant compte assez tôt que cette allure a été trop rapide. Je me fais doubler par 2 concurrents du 23 kms dans la première demi-heure. Je commence déjà à me poser pas mal de questions. Je sais qu’il reste plus d’une heure de course mais vais-je tenir ? Est-ce que je ne paye pas mes différents pépins ainsi que les choix de ma préparation ? Passé ce moment de doute, je me reconcentre sur la course. Après tout sur un trail, jusqu’à la fin, tout peut arriver. Alors, dans cette boue, je soigne ma trajectoire et mes appuis afin d’éviter de dépenser trop d’énergie inutilement. Plus facile à dire qu’à faire, mes glissades récurrentes me le rappellent, et les bains d’eau dans le Miosson me « coupent » les jambes.

Malgré tout je ne m’en sors pas trop mal. Au km 16, au moment de repartir sur la dernière boucle, je vois les 2 concurrents qui sont devant. Je me prends au jeu de chronométrer les écarts avec le second, et je m’aperçois que je le rattrape. Mais aurais-je assez des quelques kilomètres restants pour le doubler ? J’en étais à ce stade de ma réflexion lorsqu’au km 20, nous sommes une petite dizaine de coureurs à faire les frais d’une mauvaise blague concernant le fléchage. On cherche notre chemin, on se retrouve finalement après plusieurs minutes, et il s’avère que cette situation m’est favorable puisque le commissaire suivant m’annonce que je suis premier. A la fois étonné et désolé pour tous ceux qui se sont perdus, je me relance dans la course pour terminer en première position. Je m’aperçois que Pierre termine également 1ier du 16 kms : une belle journée pour le team Endurance Shop !

Récit trail du Miosson

Au-delà de cette victoire qui me laisse un petit goût amer au vu de la situation précédemment décrite, je ressorts en pleine confiance de ce trail. Plus je m’aligne sur de longues distances, plus j’ai de bonnes sensations. Ou pour le dire de façon plus triviale, plus c’est long, plus c’est bon. Et ça, c’est de bon augure pour les 80 kms du Vulcain dans un mois !

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